
27 octobre 2026
Le casse de la tour Eiffel
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Le casse de la tour Eiffel
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Allez.
Bonjour, jeune détective. Prépare ton carnet, prépare ton crayon.
Aujourd’hui, Émile Indice t’emmène à Paris.
À Paris ?
Tu vas tout répéter ?
Au pied de la tour Eiffel, les visiteurs attendent.
Un monsieur regarde sa montre.
Attends, ça va être… Toi, toi.
Une petite fille compte les étages.
Là, on fait des bruitages à deux : les murmures à Paris.
C’est tous les visiteurs qui sont dans la tour Eiffel.
On continue l’histoire, j’ai le…
Tout le monde voudrait monter, mais personne ne monte.
Émile s’approche d’une porte d’ascenseur.
Tu viens ? On va voir ce qui se passe.
T’as envie de voir ce qui se passe, toi ?
Oui !
Derrière la porte, il n’y a plus de cabine.
Émile regarde à gauche, puis à droite.
Les autres cabines ont disparu aussi.
On a volé les ascenseurs de la tour Eiffel.
Un homme très élégant s’avance.
Il porte un chapeau haut-de-forme et une cape sombre.
Les cabines des ascenseurs, très exactement.
Les portes, elles, sont toujours là.
Il soulève son chapeau. Arsène Lupin.
Bonjour, Émile.
Et bonjour à toi, jeune détective aussi.
Tu connais Arsène Lupin, toi ?
Non. Bah, c’est un nouveau personnage.
C’est un expert. Émile ouvre grand les yeux.
Arsène Lupin, l’expert du cambriolage ?
À votre service. Mais je vous préviens, c’est vous qui menez l’enquête.
Parti.
La tour était fermée. Lupin lui montre la porte fermée.
La tour était fermée cette nuit.
Les cabines étaient vides. Personne n’a été emporté.
Et personne n’a vu le voleur ?
Le gardien a aperçu Kong-Eiffel dans les parages.
Le gorille mécanique géant ?
Lui-même. Mais sa présence ne prouve pas qu’il a volé les cabines.
Nous avons trois suspects à rencontrer.
Là, il y a une transition musicale.
Tu veux essayer de faire un bruit ?
Tu veux faire quoi comme truc ?
C’est une transition ?
Zoom ! Zoom !
Transition en zoom. Avant de partir, Émile examine l’emplacement d’une cabine.
Sur le sol, des boulons sont rangés en petits tas.
Rien n’a été arraché, remarque-t-il.
Lupin se penche. Quelqu’un a dévissé les fixations, puis soulevé les cabines avec
précaution.
C’est un indice ? Ouais.
Premier indice : le voleur a utilisé des outils pour démonter les cabines sans tout
casser. Émile note dans son carnet.
Puis il s’aperçoit… il aperçoit une tache sur une rambarde.
Qu’est-ce que c’est que ce bleu ?
Lupin en prélève un petit peu avec son mouchoir.
C’est de la graisse. On en met dans certaines machines pour que les pièces
bougent facilement. Elle vient des ascenseurs ?
Il regarde une pièce de mécanisme restée en place.
La graisse qui la recouvre est jaune.
Celle-ci n’a pas la même couleur, observe Émile.
Deuxième indice : quelqu’un a laissé de la graisse bleue sur la rambarde.
Maintenant, nous allons voir nos suspects, propose Lupin.
Sur la route, une femme en salopette travaille près d’un camion-grue.
Elle serre un énorme boulon avec une clé.
Là, il faut que tu fasses clic-clac.
Clic-clac, clic-clac, clic-clac.
Ça, c’est la clé qui tourne.
Clic-clac, clic-clac. Et il y a un moment, elle s’arrête, elle arrive au bout.
Et pouf, ça s’arrête. Pouf.
Madame Boulon ? demande Émile.
C’est moi, je répare les ascenseurs.
Enfin… Quand il reste des ascenseurs à réparer.
Émile lui montre les portes vides.
Votre grue pourrait emporter les cabines ?
Sans difficulté. J’avais même proposé de les emmener dans mon atelier pour les
moderniser, et on m’a répondu que…
non.
Pourquoi ? Parce qu’on en a besoin ici, évidemment.
Madame Boulon essuie sa clé.
Son chiffon est taché de bleu.
Vous utilisez de la graisse bleue ?
demande Émile. Pour les articulations de ma grue, oui.
Émile regarde le long bras de métal, puis la distance jusqu’à la tour.
Vous pourriez les attraper d’ici, les cabines ?
Non, le bras est trop court.
Il faudrait avancer le camion sur la pelouse.
Elle montre les énormes pneus.
Et avec ce sol mouillé, mes roues creuseraient de sacrées traces.
Et avec ce sol mouillé, mes roues creuseraient de sacrées traces.
Émile et Lupin rejoignent ensuite Godzilla.
Tu connais Godzilla, toi ?
Oui, je le connais. Tu le connais ?
Le grand monstre est assis près des arbres.
Il tient un plan de Paris entre ses deux griffes.
Le plan est si petit pour lui qu’il le regarde avec un seul œil.
Bonjour, Godzilla. Vous êtes venu de Tokyo ?
Ben oui, je viens rendre visite à Kong-Eiffel.
Sa voix est profonde, mais très douce.
Là, il faut que tu fasses le « rrrr » de Godzilla qui est content.
Et pour visiter Paris, ajoute-t-il, j’aime
beaucoup vos petits trains.
T’as déjà vu les métros, toi, à Paris ?
Oui. Oui, t’as déjà pris le métro, toi.
Il montre la tour. Hier, j’ai regardé les ascenseurs monter.
Leurs cabines ressemblent à de jolis wagons.
Vous auriez pu les soulever ?
demande Émile. Godzilla soulève délicatement un énorme rocher à côté de
lui. Comme ceci ?
Puis il le repose. Mais je n’ai pas pris vos ascenseurs.
Je suis juste venu voir mon ami.
Un peu plus loin. Une grande silhouette métallique se dresse derrière une
palissade. Kong-Eiffel est bien un gorille.
Mais un gorille fait de plaques de métal et de poutrelles, d’articulations.
Quand il se baisse pour les saluer, il fait de l’ombre à tout le chemin.
Là, il faut qu’on fasse le bruit à deux, du boum-tchik.
Boum. Boum.
Boum. Boum.
Boum. Boum.
Bonjour, Émile ! Bonjour, jeune détective !
Une grande bâche verte est tendue derrière lui.
Qu’est-ce qu’il y a dessous ?
demande Émile. Une surprise pour Godzilla, mais je préfère la garder cachée.
Kong plie un genou. Une petite goutte bleue tombe de son articulation.
Vous perdez de la graisse, remarque Émile.
Encore cette vis !
Le bout de l’index de Kong tourne sur lui-même.
Un tournevis en sort. Là, il faut que tu fasses bzzz, clic, bzzz, clic.
Bzzz, clic, bzzz, clic.
Crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr, crr.
Kong resserre la vis de son genou.
Émile regarde son carnet.
Vous avez des outils dans les doigts ?
Très pratique pour la réparation.
Oui, on vous a vu près de la tour cette nuit.
Kong regarde ses grandes mains.
Je n’ai rien cassé, répond-il.
Émile attend. Kong n’ajoute rien.
Là, il y a une transition musicale courte.
Tu peux refaire un zoom si tu veux.
Zoom.
Émile et Lupin reviennent dans la tour.
Émile ouvre son carnet.
Pause carnet, jeune détective !
On respire et on note tout ce qu'on sait.
Trois suspects pouvaient soulever les cabines.
Kong-Eiffel, Godzilla ou la grue de Madame Boulon.
Tout le monde peut soulever la cabine, en fait.
Les fixations ont été dévissées avec des outils.
Madame Boulon possède des outils.
Et Kong aussi, il en a dans les doigts.
Ça, tu te rappelles de tout ça ?
Nous avons trouvé de la graisse bleue.
La grue de Madame Boulon en utilise.
Et Kong-Eiffel aussi.
Jeune détective, qui soupçonnes-tu pour le moment ?
Madame Godzilla. Madame Godzilla ?
Madame Boulon, je veux dire ?
Nous hésitons encore, dit Émile.
Alors, cherchons comment les cabines sont parties, propose Lupin.
Derrière la tour, la pelouse est humide.
Émile aperçoit une immense empreinte dans la terre.
Puis une autre. Des pas de géants !
Kong ou Godzilla ont pu passer par ici, répond Lupin.
Mais regardons jusqu'où va cette piste.
Ils suivent les pas sans marcher dedans.
Un peu plus loin. Deux grandes marques rectangulaires écrasent l'herbe.
Ces rectangles ont exactement la taille du dessous des cabines.
Tu veux dire que quelqu'un les a posées là ?
Le voleur les a posées ici, comprend Émile.
Juste un instant. On va…
avant de repartir.
Les grandes empreintes arrivent jusqu'aux rectangles, puis elles continuent vers la
palissade.
Troisième indice : quelqu'un a transporté les cabines à pied et il a laissé de très
grands pas dans la pelouse. Émile cherche autour des empreintes.
Je ne vois aucune trace de roue.
Il regarde tout autour jusqu'à la route.
Aucun pneu n'a creusé la terre.
Si Madame Boulon avait eu sa grue, elle aurait dû avancer son camion jusqu'ici,
rappelle Émile. Et il se penche de nouveau sur les pas.
Attendez, il y a du bleu !
Une petite goutte brille au bord d'une empreinte.
Une autre se trouve près du pas suivant.
Émile remonte la piste vers la tour.
Les gouttes bleues suivent les pas.
Il y en a même avant les marques.
La machine qui perd sa graisse avançait avec le marcheur, observe-t-il.
Lupin referme doucement son mouchoir.
Voilà deux choses à regarder ensemble.
Émile tourne son carnet vers toi.
Pause carnet. On respire et on rassemble les indices.
Le voleur savait utiliser des outils.
Et il a transporté les cabines en marchant sur ses deux pieds gigantesques.
Et sur son chemin, il a laissé de la graisse bleue.
Je soupçonne Godzilla maintenant.
Godzilla, il avait la graisse bleue ou c'était Kong ?
Bah, Madame…
Bah, Godzilla, il a aussi de la graisse bleue.
C'était Kong qui avait de la graisse bleue.
Madame Boulon a des outils et une machine qui utilise cette graisse, mais sa grue se
déplace sur des roues. Or, il n'y a pas du tout de traces de roues.
Godzilla a deux pieds gigantesques, mais son corps n'est pas une machine qui perd
de la graisse. Qui possède à la fois des outils, deux pieds géants et des
articulations pleines de graisse bleue ?
Bah, je soupçonne Godzilla, là.
Bah, c'est Kong-Eiffel.
Kong-Eiffel, dit Émile.
Lupin lui sourit. Allons vérifier.
Non, on a une transition musicale courte, tu veux refaire un zip ?
Zip ! Kong attend toujours près de sa bâche verte.
Kong, est-ce que tu veux nous montrer le dessous de ton pied ?
demande Émile. Le gorille s'assied, le gorille s'assied, le gorille s'assied et
soulève un pied.
Sous sa semelle métallique, une grande rainure traverse le milieu.
Émile regarde une empreinte toute proche.
La même rainure y est dessinée.
Dessinée. Au bord du pied.
Il reste un peu de graisse bleue.
Ce sont bien tes pas, dit Émile.
Tu as démonté les cabines avec tes outils.
Puis tu les as transportées en marchant.
C'est pour ça qu'on retrouve ta graisse tout au long du chemin.
Kong baisse ses deux grandes épaules.
Oui, j'avoue, c'est moi qui les ai prises.
Pourquoi ?
Le gorille soulève la bâche.
Là, il faut qu'on fasse le bruit du frou-frou-frou.
Derrière la palissade, les rails forment un grand circuit.
Les cabines sont installées sur les plateformes à roues.
Elles sont accrochées les unes aux autres.
Émile s'approche. Tu as fabriqué un train ?
Un train miniature, répond Kong.
Émile lève les yeux vers les wagons.
Beaucoup plus hauts que lui.
Miniature ? Ben, miniature pour Godzilla et pour moi.
Kong regarde la tour. Je voulais lui faire une surprise, les cabines étaient vides,
je pensais les remettre avant l'ouverture.
Mais le matin est arrivé, dit Émile.
Kong hoche la tête. J'ai passé toute la nuit à essayer de faire avancer le train
et quand j'ai réussi à faire un petit tchou-tchou, il faisait déjà jour.
Là, il faut que tu fasses le tchou-tchou parce que le train, il démarre.
Tchou-tchou !
Tac à tac, tac à tac.
Tac à tac, tac à tac.
Ça, c’est parce que le train de Kong vient de démarrer.
Godzilla passe la tête au-dessus de la palissade.
Un petit train ! Il sourit, puis il regarde les visiteurs qui attendent au
pied de la tour. Kong ? Bah, ce sont les ascenseurs dont les gens ont besoin, non ?
Kong hoche de nouveau la tête.
Oui, je vais les rapporter. Madame Boulon arrive avec sa caisse à outils.
Je vais vous aider à les remettre en place.
Ensuite, je vérifierai chaque cabine avant de laisser monter qui que ce soit.
Kong détache les wagons de son petit train.
Avec Godzilla, il apporte les cabines.
Ils sont géants, ils portent les cabines, tu crois ?
Kong tient les pièces, resserre les fixations et nettoie les traces de
graisse. Madame Boulon dirige les réparations.
Là, il faut que tu fasses le bruit des clics et des clacs.
Clic, clac, clic, clac, clic, clac.
Il y a un moment où on arrive au bout du monde, c'est avec clic et clac.
Clic, clac.
Cette fois, il a demandé ce qu'il pouvait faire.
Quand tout était prêt, Madame Boulon vérifie les portes.
Puis les boulons.
Puis les trajets des cabines.
Puis elle fait signe aux visiteurs.
Les ascenseurs sont prêts.
Kong regarde une dernière fois son circuit vide.
Il faudra que je fabrique d'autres wagons.
J'ai du matériel qui ne sert plus dans mon atelier, répond Madame Boulon.
On pourrait construire avec ça.
Godzilla lève une griffe. Est-ce qu'on pourrait avoir un bouton qui fait ding ?
Madame Boulon sourit. Alors ça, je devrais pouvoir vous le fabriquer.
Lupin remet son chapeau. Bravo, Émile.
Bravo, jeune détective.
Vous aviez plusieurs suspects.
Vous avez pris le temps de comparer les indices.
Émile referme son carnet. Les outils pouvaient appartenir à deux suspects.
Les grands pas aussi. C'est en rassemblant nos indices qu'on a pu retrouver le
voleur. Et il se tourne vers toi, jeune détective.
Merci pour ton aide, jeune détective.
La prochaine fois, on pourra peut-être visiter la tour Eiffel.
Tu voudrais visiter la tour Eiffel, toi ?
Oui. Oui ?
Une cabine monte derrière lui.
Là, on doit faire le bruitage de la cabine qui monte.
Tu fais bzzzz.
T'as bien aimé cette histoire ?
Oui ! T'avais deviné qui c'était, le coupable ?
Oui !
À propos de cet épisode
Les ascenseurs de la tour Eiffel ont disparu ! Pour résoudre ce casse spectaculaire, Émile Indice compte sur toi, son fidèle acolyte, et sur Arsène Lupin, expert des cambriolages parisiens.
Kong-Eiffel, le gorille mécanique géant, a été aperçu dans les parages. Godzilla débarque justement de Tokyo pour lui rendre visite… Quant à Madame Boulon, la réparatrice, sa grue pourrait bien déplacer des ascenseurs.
Trois suspects et des indices à croiser : qui a fait le coup ? Ouvre ton carnet et tends l’oreille : pendant les pauses de l’enquête, Émile aura besoin de tes idées pour trouver le voleur.
Une aventure interactive à écouter en famille, dès 4 ans.
